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Le développement actuel des objets connectés, la dématérialisation des transactions, et la multitude de données personnelles et confidentielles stockées sur les serveurs et les clouds permettent une optimisation et un rendement sans précédent des systèmes productifs. Mais dans cette société toujours plus connectée, la cybersécurité reste un aspect trop souvent négligé par les entreprises.

Plus de 7 PME françaises sur 10 ont déjà été la cible d’une cyber-attaque. En mai 2017, le virus « Wannacry » avait obligé le site lorrain de Renault à stopper sa production pendant près de 2 jours, coupant littéralement l’usine du monde sur le plan informatique afin d’éviter d’être touché par le virus ou de le propager à des fournisseurs ou des sous-traitants. Ce ransomware exploitait une faille du système de Microsoft pour récupérer des données confidentielles, et demander une rançon pour ne pas les divulguer.

Cette attaque avait touché près de 150 pays, incluant des organismes comme FedEx ou encore le Ministère de l’Intérieur russe, causant ainsi la perte de près d’1 milliard de dollars US à l’économie mondiale.

On peut aussi évoquer Petya qui avait touché près de 2 000 sociétés, ainsi que les attaques contre le cabinet de conseil Deloitte, la société de crédit américaine Equifax, ou encore la plateforme de streaming Netflix.

Chaque année, ce sont près de 400 millions de personnes et 93 % des grandes entreprises qui sont victimes d’une cyber-attaque dans le monde.

Un marché de la cybersécurité qui explose

Pour se protéger, les entreprises investissent donc davantage dans la cybersécurité, malgré un retour sur investissement souvent difficile à mesurer.

La cybersécurité est d’autant plus cruciale pour le secteur bancaire et les Fintechs. En effet, si l’on se concentre sur ce seul secteur, on dénombre une moyenne de plus de 100 attaques par an au niveau mondial.

Ce qui pourrait expliquer pourquoi plus de 50 % des Français refusent encore de payer en ligne. Toutefois le secteur des Fintechs développe toujours plus de technologies pour se protéger des cyberattaques, comme la biométrie (utilisation des empreintes digitales, voix, yeux) ou la cryptographie (sécurisation des communications, transactions et informations en les codant via des algorithmes, comme la blockchain).

Il s’agit donc d’un marché en pleine expansion. D’ici 2020, plus de 60 % des entreprises prévoient d’investir dans de nouveaux outils de sécurité de données, contre seulement 35 % aujourd’hui. En France, on dénombre plus de 100 startups et PME innovantes en matière de cybersécurité.

À chaque cyberattaque, la médiatisation dope les cours en Bourse des entreprises du secteur. La professionnalisation des hackers contraint également de plus en plus les entreprises à sécuriser leurs systèmes et leurs données, et donc à faire appel aux entreprises de cybersécurité. Mais ce sont les nouvelles réglementations qui stimulent le plus le marché. Et notamment le règlement européen qui, depuis 2018, oblige les entreprises à la protection des données personnelles (RGPD).

Un autre levier du secteur : les objets connectés. Un marché qui croît de 10 % par an et pourrait atteindre près de 70 milliards d’objets en 2025 (11 milliards actuellement). Et la plupart de ces objets sont aujourd’hui dépourvus de système de sécurité.

Une pénurie de compétences créant des opportunités

Pourtant, bien que la cybersécurité soit un secteur porteur, il semble pâtir d’une pénurie de compétences. Selon CapGemini, 68 % des entreprises dans le monde ont un besoin de compétences en cybersécurité, et peinent à recruter. Une tendance qui va se renforcer puisque le Centre for Cyber Safety and Education chiffre à près d’1,8 million le nombre de postes à pourvoir dans le monde d’ici à 2025.

Plusieurs écoles dispensent d’ailleurs des formations en cybersécurité : c’est le cas de Sciences Po avec le cursus « sécurité et défense » ou encore de l’École de Guerre Economique avec son diplôme « Management des Risques, Sûreté Internationale et Cybersécurité ». L’UTT de Troyes propose également un master en cybersécurité : Sécurité des Systèmes d’Information. À Vannes, on trouve un centre de crise cybernétique et une formation d’ingénieur en cyberdéfense unique en France.

Ce secteur représente donc une opportunité que les territoires doivent saisir en proposant des formations qui permettront de pallier cette pénurie et d’attirer les startups, futurs leaders de la cybersécurité.

C’est notamment le cas de la Bretagne où sont implantées plus de 100 entreprises de la cybersécurité, autour du pôle d’excellence CYBER qui fédère des acteurs de la recherche, de la formation et de l’industrie au niveau national.

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La cybersécurité dans les entreprises : un marché en pleine croissance

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